Perspectives 2021 du Groupe SYZ : Pas de vaccin contre la croissance en berne

Lundi, 12/07/2020

Le Groupe SYZ estime que l’année 2021, en dépit de la persistance des problèmes liés à la pandémie de COVID-19, devrait être moins traumatisante pour les investisseurs. Les stratégies de gestion active dynamique devraient faire apparaître des opportunités de création d’alpha, malgré le retour progressif à une croissance atone à long terme.

Lundi 07/12/2020 - 11:58

Le Groupe SYZ a publié ses perspectives concernant l’économie et les marchés pour 2021, qui fournissent une répartition par classe d’actifs des principales tendances directrices des marchés pour l’année prochaine. La vision globale de la banque repose sur l’idée que l’économie mondiale continue d’être enfermée dans un scénario de « japonisation » à long terme dominé par la faiblesse durable des taux d’intérêt et de l’inflation dans un avenir prévisible.

S’il est vrai que l’année prochaine pourrait être marquée par un renforcement des économies et par un retour de l’activité aux niveaux constatés avant la pandémie, l’accès généralisé aux vaccins contre la COVID-19 ne suffira pas à générer une croissance plus importante.

Adrien Pichoud, Chief Economist du Groupe Syz, explique qu’il faudrait pour cela des mesures de relance budgétaire et de politique monétaire supplémentaires ainsi que des réformes structurelles sur le long terme. « Malheureusement, la situation politique aux États-Unis et en Europe à l’heure actuelle laisse peu d’espoir de parvenir à un consensus sur ces réformes structurelles. Les politiques budgétaire et  monétaire devraient rester les principaux outils  offrant des solutions à court terme, afin de maintenir les économies à flot, sans pour autant modifier la tendance de ralentissement de la croissance à long terme », ajoute-t-il.

Capitaliser sur les mouvements de marché

Ce lent retour aux niveaux de croissance constatés avant la pandémie devrait être imité par les marchés, de sorte que l’équipe ne prévoit pas de rebond en V. Les secteurs les plus pénalisés devraient se redresser l’année prochaine, mais il est peu probable que les investisseurs délaissent les actions technologiques les plus performantes au profit de secteurs de « valeur » en repli comme l’énergie, les banques, les voyages et les loisirs. Les investisseurs devraient néanmoins s’attendre à un maintien de la volatilité, en attendant la conclusion de la pandémie de COVID-19.

Luc Filip, Head of discretionary portfolio management chez Group Syz, revient sur les leçons apprises de l’année dernière : « Le premier enseignement de 2020 est de rester investi. Le deuxième est qu’une planification opportune des investissements sur les marchés combinée à des mouvements d’allocation tactique constitue un moteur de performance essentiel. La volatilité des marchés offre la possibilité de créer de la valeur ajoutée et de générer de la performance. Il est donc vital de pouvoir limiter les pertes et de participer aux rebonds. »

Sur les marchés actions, l’équipe discerne du potentiel au sein de secteurs en plein rétablissement. Elle estime toutefois que les leaders technologiques resteront avantagés par la numérisation de plus en plus poussée de l’économie. Luc Filip note également l’importance croissante des marchés chinois au sein des portefeuilles d’investisseurs, qui apportent des caractéristiques de diversification notables et un potentiel haussier solide, tandis que la Chine tire parti de son énorme marché intérieur pour rattraper les principales économies développées.

Côté obligations, l’équipe reconnaît que l’environnement est « exigeant » pour les investisseurs et préconise une approche active qui utilise tous les outils à la disposition des investisseurs : les obligations souveraines pour fournir des liquidités, le crédit investment grade et les obligations des marchés émergents libellées en dollars pour générer des rendements, les obligations convertibles pour offrir de la convexité et les obligations vertes pour soutenir le développement durable.

Les placements alternatifs seront essentiels

Après une période de crise, les marchés privés devraient une fois encore proposer des opportunités intéressantes. Les perspectives soulignent que nous sommes « probablement sur le point d’entrer dans un millésime attrayant » et que les transactions devraient décoller en 2021.

SYZ recommande toutefois aux investisseurs d’adopter une approche sélective, afin d’éviter de se « brûler les ailes », et de mettre fortement l’accent sur les bilans et les critères ESG. L’équipe souligne des opportunités de croissance structurelle dans des secteurs comme la santé, la technologie et les services logiciels aux entreprises.

Marc Syz, CEO de SYZ Capital, ajoute  : « Les investisseurs des marchés privés ont l’opportunité unique de tirer parti de la conjoncture négative, grâce à des stratégies comme les situations spéciales et les marchés secondaires, ou bien de s’assurer un point d’entrée attractif dans des entreprises bien gérées capables de surmonter les difficultés et d’émerger plus fortes que jamais. »

Les hedge funds se sont également relativement bien comportés pendant la pandémie et devraient continuer de s’affirmer dans un environnement de marché difficile. SYZ présente les stratégies clés qu’elle privilégie actuellement : les stratégies Equity Hedge, en particulier en Chine et au Japon, les stratégies Equity Long/Short ainsi que les fonds d’arbitrage sur obligations convertibles, qui bénéficient d’une volatilité plus élevée.